VERS LA FIN DU GREENWASHING ?


Kezako sur le green washing

Pas une journée sans que l’on entende parler de greenwashing. Mais sait-on réellement ce qui  se cache derrière ce néologisme ?


Laver plus vert que vert….

Le green washing, qui signifie littéralement « éco-blanchiment » se définirait comme un blanchissement écologique d’image. Cela se traduit par des publicités dites « vertes » qui mettent en avant des allégations écologiques sans pour autant être à la hauteur.

Les entreprises rivalisent aujourd’hui d’ingéniosité pour VERDIR leur image, quitte à abuser de l’argument écologique pour vanter les mérites de produits ou de services. La palme d’or du greenwashing revient à trois secteurs d’activité : l’énergie, l’automobile et les produits de grande consommation.


Le green washing et le secteur automobile

Paradoxalement c’est un des secteurs les plus polluants mais  où le greenwashing est omniprésent. En effet, si un véhicule peut émettre moins de C02 qu’un autre, cela ne signifie pas pour autant que ce taux soit faible. Certains annonceurs arriveraient presque à nous faire croire que leurs produits  ne consomment pas de CO2 !

Coup de cœur pour cette publicité (à visionner ci-dessous si vous ne l’avez pas encore vu). Faire du nième degré avec le GREENWASHING, voilà une excellente idée qui nous change quelque peu ! Serions-nous en passe d’aller vers une Green rédemption ?

« On ne peut pas vivre sans rejeter de C02, tâchons déjà d’en rejeter un peu moins. ».Volkswagen Passat SW Blue motion. Août 09.


Le green washing et le secteur de la cosmétique

La déferlante verte n’épargnant bien évidemment pas la cosmétique, quelques groupes ou marques maîtrisent avec brio l’art du greenwashing.

Les discours publicitaires regorgent d’allégations vertes bien souvent non fondées, qui induisent en erreur le consommateur.

Ainsi, la naturalité est omniprésente dans les publicités. Gros plan sur les noix d’argan, le beurre de karité, le miel de montagne… Malheureusement les ingrédients naturels stars sont bien souvent ceux présents en quantité infinitésimales dans les formulations.

Etonnamment, les ingrédients synthétiques ou quelques peu polémiques se sont soudainement volatilisés dans la nature….

Dès lors, comment les consommateurs, qui ont déjà du mal à s’y retrouver dans ce dédale de cosmétiques, peuvent être bien armés pour bien consommer ?


Vers une publicité éco-responsable ?

En avril 2008, les professionnels de la publicité et leur organisme d’autodiscipline se sont engagés auprès des pouvoirs publics à œuvrer en faveur d’une publicité éco-responsable, en renforçant les règles professionnelles en matière de développement durable et en faisant évoluer l’autorégulation publicitaire vers une régulation professionnelle participative.

Pour limiter l’abus d’arguments écologiques dans les messages publicitaires (pratique appelée « greenwashing »), l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP) a remis en avril 2008 sa « recommandation développement durable ». Toujours dans l’objectif de respecter davantage le consommateur, l’environnement, et les engagements du Grenelle, voici les nouvelles règles auxquelles devront se plier les publicitaires depuis le 1er octobre :

1. La prise en compte des cycles de vie : si un produit est présenté comme plus écologique parce qu’il intègre des pièces recyclables, le message devra être explicite, de façon à ne pas laisser penser au public que le produit présente des plus-values écologiques également au niveau de sa phase de consommation.

2. Les auto-déclarations environnementales : dans un contexte de grand foisonnement des logos, distinctions, prix, et autres cautions, le nouveau texte souligne la nécessité d’une meilleure identification et explicitation de ces signes. Par exemple si une marque crée son propre logo, elle devra le mentionner pour éviter toute confusion dans l’esprit du consommateur.

3. La présentation de dispositifs complexes : une marque ne pourra plus simplifier à l’extrême un concept complexe. Par exemple, si un constructeur automobile compense ses émissions carbone, il ne pourra pas prétendre que ses véhicules ne rejettent pas de CO2.

4. La visualisation : un objet ne pourra plus être représenté sous la forme d’un animal ou d’un végétal (ex : un oiseau ne pourra plus figurer un avion).

5. Les prototypes, les rêves : si une marque présente un prototype dans une publicité, elle devra le présenter comme tel, sans que le public puisse penser que le produit est commercialisé.

6. Du corporate au produit : pas de conflit d’intérêt. Il ne sera plus toléré d’invoquer de quelconques actions en faveur de l’environnement pour dissimuler la vérité sur l’origine de ses produits.

7. Enfin, on ne pourra plus dévaloriser par la publicité la gravité des enjeux liés au développement durable. Négliger les effets du réchauffement climatique par l’humour, par exemple, sera sévèrement réprimé.

Fichier à télécharger


Pour en savoir plus :

www.arpp-pub.org

observatoiredelapublicite.fr


Sophie

2 Commentaires

  1. lunazen
    10 janvier 2010 at 16 h 56 min · Répondre

    Un très bon article. Espérons que le consommateur ne sera plus dupe et sera plus curieux.

  2. Lunazen
    5 décembre 2009 at 18 h 20 min · Répondre

    Il faut aller au-delà de l’aspect marketing d’un produit. Utilisation de mots « verts » (BIO, naturel, etc), utilisation d’images (fleurs, fruits, …), utilisation d’ingrédients laissant croire à un produit naturel. Il nous faut ouvrir l’œil!

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