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Un océan de talent….

Très fan depuis deux ans de la marque LUNATICART, créée par la talentueuse Bérénice, voici que je découvre il y a quelques jours par le plus grand des hasards la marque Goutte de Terre (en découvrant la très jolie boutique du 11ème), créée par Raphaël Schaltegger (l’alter égo de Bérénice). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’entre ces deux amoureux, le talent est UNE ÉVIDENCE.

Nous avons eu la chance de poser quelques questions à Raphaël….

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Avant de partir à la découverte de votre très jolie marque, pourriez-vous nous dire quelques mots sur vous et sur votre parcours ?
J’ai pris un sac à dos et une guitare à l’âge de 18 ans , avec l’envie d’en découvrir un peu plus sur notre planète.
Aux Antilles je réalise mes premiers bijoux avec des graines, ensuite c’est l’aventure vers l’Amérique latine qui me fascinera, j’y resterai 7 ans au total. Je travaille alors avec du macramé, des graines et des pierres semi-précieuses.

Mes créations m’ont ainsi amené à Cuba, au Brésil, en Inde, en Equateur, en Argentine, en Bolivie, au Pérou, au Mexique, au Canada …. et ensuite à bord d’un voilier vers les Galapagos puis Tahiti, ou je travaillais avec la fibre de coco et les perles noires.

Je suis arrivé à Paris en 2009 pour créer le projet Goutte de Terre.

Comment l’idée de Goutte de Terre est-elle née ?
Goutte de Terre est né de l’envie de créer un lieu d’expositions, d’échanges avec la possibilité de rencontres pluridisciplinaires et multiculturelles.
Celle aussi de l’envie de défendre les valeurs de la terre et de l’eau… via l’art, la musique et des créations… Ouf, le défi était lancé !Paris s’ est imposé dans mon esprit comme la ville où trouver tout cela à la fois.
J’y ai créé mon atelier et j’ai commencé à développer la marque Goutte de Terre.
Ma collection de bijoux est inspirée par l’eau et réalisée avec de la terre.

Pourquoi avoir choisi la porcelaine pour principal matériau ?
J’ai découvert le travail de la terre au Vénézuela en 1994. Je travaillais avec une artiste et nous faisions des bijoux avec des symboles de pétroglyphes. Les cuissons étaient primitives au feu de bois.
J’ai ensuite travaillé le faïence et le grès (que je travaille encore) pour faire de l’utilitaire et des instruments de musique.
J’ai trouvé avec la porcelaine la matière plus lumineuse et beaucoup plus fine, ce qui m’a vraiment séduit pour la réalisation de mes bijoux.   

Vos créations sont-elles du coup plus fragiles ?
Non elles ne sont pas particulièrement fragiles.
En fait je considère que tout est fragile sur la planète, la nature et l’homme avant tout.
Prendre soin des choses est important, j’aime savoir que l’on prendra soin de mes bijoux. 20141228_120310_resized

Quelles sont vos sources d’inspiration au quotidien ?
Mon inspiration vient de l’eau : fluidité, finesse, clarté, brillance, couleur… les rivières, les lacs, la mer, ma douche et  l’eau que je bois..
Au quotidien, la musique rythme mes créations, mais l’architecture, l’actualité, la nature quand je la retrouve les week-ends ou pendant les vacances, les gens, les fruits, les animaux,…ma famille… Je vois de l’inspiration dans tout je pourrais dire, mais un trop plein d’amour au quotidien me pousse à créer naturellement, j’ appelle ceci le blues de la création.

Vous avez choisi de vendre vos créations sur la place de marché ETSY. Pour quelles raisons ?
Etsy m’a semblé évident quand j’ai vu que Berenice, ma femme, commençait à vivre avec son travail de création en vendant sur Etsy.
J’ai donc découvert le site bien avant d’y ouvrir ma propre boutique.
J’ai tout de suite été séduit par l’échange à l’international avec des clients ou des futurs clients.
Parfois à Paris je rencontre des personnes qui viennent directement à l’atelier et ont connu mon travail via Etsy. Elles viennent du Canada , des Etats-Unis, d’Italie… ou d’ailleurs.
Je trouve qu’Etsy est une plate-forme qui a vraiment compris les artisans et leurs besoins.

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Comment selon vous concilier fait main et croissance économique ?
Il est difficile pour moi aujourd’hui de répondre à cette question car je cherche la réponse… J’ai parfois des commandes en gros et je sais que je pourrais développer mon travail à une autre vitesse en faisant sous-traiter et en développant un travail éthique avec des village potiers en Afrique, en Asie ou en Amérique du sud.
Cependant, le rapport de la pièce avec l’artisan, et de l’acheteur à l’artisan est unique et donne une grande valeur à chacune de mes pièces.
J’espère être artisan toute ma vie.

Des projets pour 2015 ?
En 2015 je voudrais voyager un peu plus avec mon travail.
J’aimerais aussi développer des créations avec plus de rencontres entres les matières, « jouer avec le feu ».
La céramique est un domaine de curiosités inépuisables.
J’aime le bois et le métal. J’imagine beaucoup de créations avec ces mélanges.

Une green addiction à nous dévoiler ?
Addict, je le suis à la ma guitare… Je la considère comme green mais c’est vrai que je n’aime pas voir un robinet ouvert sans raison !

Une green résolution à adopter ?
Manger plus de fruits et légumes… Je mange trop de produits laitiers !

Pour découvrir la marque : https://www.etsy.com/fr/shop/Gouttedeterre?ref=si_shop
Pour découvrir la boutique et l’atelier : 4 Rue Basfroi, 75011 Paris

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